Des moyens de protection

La conception de l'installation de stockage et les protocoles d'exploitation concourrent à maîtriser les impacts de l'activité du site

Loin des décharges du début du XXème siècle, toute l'installation est conçue pour limiter les impacts du stockage des déchets sur la qualité des sols et celle de l'eau.

Cette préoccupation est d'autant plus importante que nous avons tous pris conscience de la fragilité de ces ressources naturelles.

Des casiers parfaitement étanches

Il y a 2 types de "barrières" pour protéger les sols et l'eau :

  • Les casiers de stockage sont creusés dans un sol naturellement imperméable.  On parle de barrière "passive".
  • Chaque casier de stockage est recouvert de couches imperméables avant d'y déverser les déchets. On parle de barrière "active".

Ce dispositif est complété par la mise en place d'un réseau de canalisations:

  • un réseau pour capter le biogaz qui se forme suite à la dégradation naturelle des déchets
  • un réseau pour capter les jus afin que ces effluents liquides ne polluent pas les couches souterraines. On appelle ces jus des lixiviats.

Des règles strictes d'admission des déchets

Continuellement renforcée, la loi impose un contrôle des déchets entrant sur l’installation de stockage.

Seuls des déchets ultimes sont admis, c'est-à-dire les déchets qui restent une fois que toutes les matières valorisables ont été séparées et triées (papier/carton, métal, bois, plastiques, verre, plâtre et gravats, textiles).

La procédure d’admission des déchets est rigoureuse.  

Elle suit plusieurs étapes :

  • transmission de la fiche d’information préalable à l’admission des déchets,
  • émission du certificat d’acceptation préalable,  
  • validation de l’attestation de tri émise par le producteur du déchet,
  • validation de l’attestation de caractérisation émise par le producteur du déchet,  
  • enregistrement à l’entrée du site,
  • contrôle d’absence de radioactivité,
  • contrôle visuel du déchargement. 

En cas de non-conformité, les déchets sont refusés.

Conformément à la loi, les vidages font l’objet d’une vidéosurveillance (mise en place fin  2022).

Une activité dûment contrôlée

En tant qu’installation classée, l’installation de stockage fait l’objet de contrôles programmés et inopinés de la part de la DREAL.

Le site assure par ailleurs un programme d’autocontrôle de la qualité des eaux souterraines par piézomètres.

Le site est certifié ISO 14001 pour la protection de l’environnement depuis 2006.

La certification garantit que la gestion du site intègre, de façon stricte et contrôlée par l’organisme certificateur :

  • le respect de la réglementation environnementale,
  • des mesures de prévention de toute pollution (eaux souterraines, sols et air),
  • un processus d’amélioration continue visant à accroître les performances environnementales du site.

Pour aller plus loin

Pour protéger les sols, les déchets sont véritablement enfermés dans les casiers grâce à deux dispositifs garantissant leur confinement complet.

La barrière de sécurité passive 

Le terrain choisi est composé d’une terre argileuse dont la perméabilité est très faible. Ces argiles sont extraites, malaxées, éventuellement traitées puis remises en place en couches de plusieurs mètres. La perméabilité est contrôlée par un organisme extérieur.

La mise en place de la barrière de sécurité active 

Elle est constituée:

  • d’un géosynthétique bentonitique (matériau à base d’argile confiné entre deux géotextiles)
  • d’un dispositif de drainage : l’eau s’écoule à travers des «graviers» et est récupérée et évacuée vers le bassin de stockage.

Les déchets déversés sont entreposés par couche et compactés afin de favoriser la fermentation anaérobie (sans oxygène) des déchets et donc la production de biogaz.

Des réseaux sont installés dans les casiers pour la récupération, le traitement et la valorisation du biogaz et des lixiviats.

 

Schéma simplifié d'un casier de stockage de déchets non dangereux